Concernant les critères de choix du conjoint, le Messager d’Allah,
Ces directives prophétiques sont parfois comprises de manière limitée, comme si le Prophète avait limité les critères de choix en la religion exclusivement, ce qui n’est pas vrai. Le Prophète,
Ainsi le Prophète,
Il est normal d’être inquiet
Restent deux petits points auxquels se heurtent ceux qui entreprennent de choisir leur conjoint : beaucoup parmi eux se plaignent de ne pas ressentir, à l’heure du choix, cette joie qu’ils avaient vue dans les yeux de ceux qui les y avaient précédés. Au lieu de la joie, ils éprouvent de la peur et de l’inquiétude. Ce sentiment les porte à douter de la validité de leur choix, surtout s’ils ont accompli la prière de la consultation car cet état d’inquiétude serait la réponse à leur prière. A ceux-là on dit tout simplement que l’inquiétude est un sentiment normal que ressentent tous les gens vivant cette expérience mais qu’ils ne manifestent pas et qu’ils dissimulent derrière les signes de joie.
Cette inquiétude tient au fait que la personne ressent qu’elle est en passe de franchir un cap important de sa vie. Bien qu’elle ait tout fait pour bien choisir, la question qu’elle se pose constamment est : « Est-ce que j’ai vraiment bien choisi ? » Ce sentiment disparaît au fur et à mesure que l’on avance dans les démarches de l’union. Il pourrait refaire surface à chaque transition, des fiançailles au contrat de mariage, du contrat de mariage aux noces. Il disparaît ensuite à jamais avec le début de la vie matrimoniale et de sa stabilité… Il n’y a donc nul besoin de s’inquiéter.
La position de la famille par rapport au choix du conjoint
Le deuxième point concerne la position de la famille vis-à-vis du choix et c’est la raison pour laquelle ce choix doit être précédé par un long dialogue avec la famille qui constituera une base de compréhension mutuelle avec leur enfant. Ce dialogue permettra à la famille de mieux comprendre le choix de leur enfant, lui épargnera d’être choquée par son choix et évitera à ce dernier d’être choqué par le refus de sa famille. Il convient de prêter l’oreille à l’avis de la famille et de ne pas considérer chaque différence de point de vue comme un manque de compréhension à notre endroit ou un mépris de nos sentiments. Au contraire, leur avis doit être examiné objectivement et calmement car ils peuvent, grâce à leur expérience, voir ce que l’on ne voit pas. Il ne s’agit pas d’accepter ou de refuser tout ce qu’ils disent par principe. Il faut aussi garder à l’esprit que lorsque la famille sent que leur enfant effectue son choix sur la base de critères solides et qu’il sait où il va, ils ne s’opposeront pas à lui.
En conclusion, retenons qu’il est important d’avoir une réponse précise aux questions suivantes : « Pourquoi je me marie ? » « Qu’est-ce que j’attends de mon conjoint ? » Sachons aussi que la confiance en Allah, Exalté soit-Il, et l’intention de se marier sont des facteurs facilitateurs après la prise de moyens objectifs.
La raison, le cœur, la confiance en Allah… Telle est l’alchimie de ce choix facile et ambitieux à la fois.


