Selon Abou Hourayrah (qu’Allah soit satisfait de lui) le Prophète (
Ce hadith, en ces termes, a été rapporté par Mouslim uniquement selon Al-Zuhrî, selon Said ibn Al-Musayyab et Abou Salama, ces deux le tenant de Abou Horayra. Ils l’ont mentionné d’après une version de Abou Al-Zinâd, selon Al-A’raj, selon Abou Horayra, selon Prophète (
Mouslim l’a aussi rapporté par deux autres voies toujours selon Abou Horayra et dont le sens est identique
Dans une de ces versions, il a mentionné le contexte du hadith d’après la version de Mohammed ibn Ziâd selon Abou Horayra qui a dit :
Selon Abou Horayra (qu’Allah soit satisfait de lui) le Prophète (
Darqutnî a également rapporté ce hadith de façon résumée. Il y dit : Le verset suivant a été révélé : « Vous qui croyez ! Gardez-vous de poser des questions dont les réponses, si elles vous étaient apportées, pourraient vous porter préjudice. » (Coran 5/101). Et il a été rapporté par plus d’une voie que ce verset a été révélé lorsque les compagnons ont interrogé le Prophète (
Dans les recueils de Boukhari et Mouslim, selon Anas : le Prophète (
Il y est aussi rapporté selon Qatâda que Anas a dit : « Les compagnons l’ont tant interrogé qu’il était entouré de questions. Il s’est mis en colère, est monté sur le Minbar, et dit : « Vous ne m’interrogerez pas aujourd’hui sur un sujet sans que je ne vous l’explique. » Un homme qui, lorsqu’il se disputait avec les gens étaient accusés de ne pas être affilié à son vrai père. Il lui demanda : ‘’Messager d’Allah, qui est mon père ?’’ Il lui dit : ‘’Ton père est Abou Hudhâfa.’’ Omar s’exclama : ‘’ J’agrée d’avoir Allah pour seigneur, l’Islam pour religion et Mohammed comme messager. Je cherche protection auprès d’Allah contre les troubles.’’
Qatâda mentionnait ce hadith lors de l’exégèse du verset : « Vous qui croyez ! Gardez-vous de poser des questions dont les réponses, si elles vous étaient apportées, pourraient vous porter préjudice. » (Coran 5/101).
Par ailleurs, Boukhari rapporte ce récit d’Ibn ‘Abbâs :
Des gens interrogeaient le Messager d’Allah (
Dans son exégèse, Al-Tabari rapporte ce récit de Abou Horayra : Un jour, le Messager d’Allah (
Sa colère s’apaisa, et ce verset fut révélé :
« Vous qui croyez ! Gardez-vous de poser des questions dont les réponses, si elles vous étaient apportées, pourraient vous porter préjudice. » (Coran 5/101).
Ce récit a aussi été rapporté par la voie de Al-‘Ûfî selon Ibn Abbâs au sujet de ce même verset. Il dit : « Le Messager d’Allah (
Allah le Très Haut révéla alors ces versets :
« Vous qui croyez ! Gardez-vous de poser des questions dont les réponses, si elles vous étaient apportées, pourraient vous porter préjudice. » (Coran 5/101).
Il leur a interdit de lui poser des questions du même ordre que celle des apôtres avec Jésus au sujet de la Table servie venant du ciel et qui finalement finirent par mécroire. Il leur a défendu d’agir ainsi. Il leur signifia bien qu’ils ne devraient pas l’interroger sur des faits qui, si des versets du Coran étaient révélés pour en durcir le statut, cela leur nuirait. Il leur conseilla plutôt d’attendre et que si des versets étaient révélés, il n’y aurait rien qui s’y trouverait sans que cela leur soit expliqué.
Ces hadiths prouvent qu’il ne faut pas poser des questions sur des faits dont on n’a pas besoin et dont la réponse pourrait causer du tort à l’auteur de la question. Finira-t-il en Enfer ou au Paradis ? Le père auquel il est affilié est-il réellement son géniteur ? ou d’autres questions de ce genre. Il leur interdit aussi de poser des questions qui sont une marque d’intransigeance ou dans le but de se jouer de lui ou de se moquer comme le faisaient de nombreux hypocrites et autres.
Dans cette même optique, la demande des polythéistes et des chrétiens que soient réalisés des miracles à titre de défi. ‘Ikrima et d’autres savants affirment que ce verset a été révélé pour cela.
Ajoutons un autre type de questions inclus dans cette interdiction : les questions au sujet de faits qu’Allah a dissimulé aux gens et ne le leur a pas permis de connaitre. C’est le cas de la question posée au sujet du jour de la fin du monde, au sujet de l’âme.
Ces hadiths montrent aussi qu’il est interdit de poser des questions sur le caractère licite et illicite de certaines choses de peur qu’une telle question soit la cause de la révélation d’un verset qui en rende le statut plus difficile à supporter. C’est le cas ici de la question sur le pèlerinage : doit-on le faire chaque année ou non ?
Dans le recueil de Boukhari, selon Sa’d, le Messager d’Allah (
Lorsqu’il a été interrogé au sujet des imprécations entre époux, il répugna cette question jusqu’à ce que celui qui était venu la poser fut éprouvé avant que cela ne concerne son épouse. Le Messager d’Allah (


