Allah dit (sens du verset): « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran : 51/56)
Ce verset nous montre clairement que la raison de la création des êtres humains et des djinns est l’adoration d’Allah, exalté soit-Il. Or cette adoration ne peut se faire dans l’ignorance. Car si c’était le cas comment parvenir à adorer sincèrement Celui que l’on ne connaît pas ? Peut-on aimer et craindre Celui dont on ignore tout ? La soumission du cœur à Allah n’est possible qu’en Le connaissant. Dans le cas contraire, le cœur est voué à se soumettre aux désirs et aux passions de perdition.
L’importance du savoir et de la connaissance est élucidé dans les premier versets du Coran révélé au Prophète Mohammed (
Ce verset et tant d’autres montrent bien que l’Islam n’a jamais séparé l’adoration du savoir.
L’exemple de notre Prophète,
De cette éducation, émergea une génération d’hommes et de femmes qui propagèrent l’Islam aux quatre coins du monde.
Combien sont nombreux les versets coraniques et les hadiths du Prophète,
Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Dis : « Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas? » Seuls les doués d’intelligence se rappellent.» (Coran : 39/9)
Il, exalté soit-Il, dit encore (sens des versets) :
« Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir. Allah est parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » (Coran : 58/11)
« Allah atteste, et aussi les anges et les doués de science, qu’il n’y a point de divinité à part Lui, le Mainteneur de la justice » (Coran : 3/18). L’Imam Al-Qourtoubi a dit à propos de ce dernier verset : « Ce verset est une preuve des bienfaits du savoir et des honneurs réservés à ceux qui l’ont acquis car s’il y avait une catégorie de gens plus honorables que les savants, ils auraient sûrement été mentionnés à côté du Nom d’Allah et de celui des anges comme c’est le cas pour les premiers ».
Le Prophète,
« Celui à qui Allah veut du bien, Il l’instruit dans la religion » (Al-Boukhari et Mouslim)
« Les savants sont les héritiers des prophètes et les prophètes n’ont laissés après eux ni dinars ni dirhams mais ont laissés comme héritage la science ; celui qui y la prend, prend une bonne part » (Al-Boukhari)
On ne peut se rapprocher d’Allah en suivant le chemin de l’ignorance. Aucun des compagnons ou de nos pieux prédécesseurs, n’était ignorant ou doué d’un savoir médiocre. De leur exemple nous comprenons pourquoi l’acquisition du savoir est une obligation religieuse.
Salman Al-Farisi (Radhiya Allahou ‘Anhou) disait : « Les gens demeureront dans le bien tant que le premier restera pour qu’apprenne celui qui vient après lui, ou pour enseigner à ce dernier, si le premier meurt avant d’avoir enseigné à celui qui vient après lui ou avant que ce dernier n’ai appris, alors les gens périront » (Rapporté Ad-Darimi)
Abdallah Ibn Mas’oud (Radhiya Allahou ‘Anhou) a dit : « En vérité, personne ne nait savant, la science s’acquiert par l’apprentissage. » (Rapporté dans Ad-Darimi)
Abd Ar-Rahman Ibn Mahdi décrivait le comportement des savants de son époque en ces termes : « Quand quelqu’un parmi les savants rencontrait celui qui le dépassait en science, il considérait ce jour comme étant son jour de butin. Il le questionnait et apprenais de lui. S’il rencontrait quelqu’un qu’il dépassait en science, il lui enseignait et restait humble devant lui. S’il rencontrait quelqu’un d’égal à lui en sciences, alors ils la révisaient et étudiaient ensemble »
Maymoun Ibn Mahran disait: « Les savants de chaque contrée sont pour moi comme un objet précieux que j’ai perdu et que je cherche coûte que coûte à récupéré. C’est auprès d’eux que j’ai trouvé la réforme de mon cœur» (Rapporté par Ibn Abdel Bar)
Abou Darda’ (Radhiya Allahou ‘Anhou) disait : « Approchez les savants, écoutez les, si vous ne les aimez pas, ne les haïssez pas »
Pour nos ancêtre pieux les déplacements de l’homme entre les savant et ses sorties et entrées en leur compagnie sont tant de signes distinctifs de son intelligence.
Bien avant la venue des messagers, notre ancêtre Adam –
Voilà ce qui honore l’homme et le distingue du reste des créatures. Créé à partir d’argile, les anges créés de lumière durent se prosterner devant lui.
Ce n’est pour rien que les meilleurs des hommes, les messagers et les prophètes, ont tous accouru à la recherche du savoir, à l’exemple de Moïse qui entreprit un très long voyage pour trouver un homme à qui Allah avait enseigné une science émanant de Lui. Cet homme, Al Khadir, fut doué d’un tel savoir et Moise voulut tellement apprendre de lui qu’il se mit à son service. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): « Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous. Moïse lui dit : « Puis-je suivre, à la condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris concernant une bonne direction ? ». (Coran: 18/65-66).
Selon l’Imam Al-Boukhari : « Le savoir conduit à l’action » ce qui veut dire, comme l’explique Ibn Al-Mounaïr que la connaissance est une condition préalable à la validité de la parole et de l’action, qui ne peuvent être prises en compte si la connaissance est absente. La bonne intention ne suffit pas pour qu’une action soit licite et pour vérifier cela.
Tout comme l’adoration est une obligation, le savoir relatif à celle-ci est aussi obligatoire. Comme nous l’enseigne l’Imam Ibn Taymiyyah lorsqu’il disait: « Ce qui est nécessaire à l’accomplissement d’une obligation est aussi obligatoire ».
Aujourd’hui, les échecs et les épreuves de notre communauté, ne sont que les fruits -amers- de l’ignorance. Le Coran et la sunna du Prophète,


