L’islamophobie bat son plein et où les femmes musulmanes se retrouvent l’instrument idéal pour atteindre l’islam et bafoué la femme. Certaines voix s’élèvent et promulguent des lois pour interdire l’accès à l’université, l’accès au savoir et à l’émancipation à cause du voile. Il faut reconnaitre que dans certains endroits du monde musulman aujourd’hui et des coutumes rétrogrades, les femmes musulmanes sont parfois infériorisées, opprimées, marginalisées et répudiées au nom de l’islam. Pourtant, l’islam n’établit aucunement une hiérarchie entre les sexes. Les textes fondateurs de l’islam, le Coran et la Sunna confirment-ils l’oppression des femmes ? Ou c’est la lecture misogyne et l’interprétation qui en est faite, qui sont responsables de l’infantilisation des femmes et déléguées les femmes au stade de mineures ignorantes et dociles en leur interdisant l’accès à l’instruction et en leur refusant le droit d’aller à la mosquée.
L’Islam a donné une place considérable et valorise la femme comme elle l’était dans la période antéislamique (Jahiliyya). Au contraire, il a mis fin à cette image dégradante de dédain vis-à-vis de la femme. Elle a des droits comme l’homme aussi, a des droits et a des devoirs conformes à ses capacités et à sa nature. Quant à l’homme, il a des caractéristiques spécifiques comme la virilité, la force physique, la raison, la patience, ce qui lui permet de la protéger, de la défendre et de la prendre en charge.
Tout comme l’homme, la femme en Islam jouit du droit de faire des transactions, du droit de vendre, d’acheter, d’être propriétaire, etc ….
Allah, Le Très Haut
Allah
L’Islam incite les femmes à s’instruire :
Le long des siècles, de nombreuses femmes se sont distinguées en tant que références dans plusieurs domaines du savoir, et étaient consultées par les étudiant-e-s dans les plus grandes mosquées et universités. Les exemples foisonnent de brillantes femmes savantes, qui ont déclenchés une vraie dynamique d’acquisition de savoirs et de sagesses, de contributions aux différents champs de la science.
En se penchant sur l’histoire du monde musulman, nous découvrons l’apport scientifique auxquelles des femmes musulmanes ont contribué. Les historiens ont consacré des ouvrages aux éminentes figures féminines qui se sont illustrées dans le domaine des sciences du hadith, du fiqh, de l’exégèse, des lettres et de la poésie. Al-Hafid Ibn Hajar, dans son recueil « Al Içâba fi tamyiz aççahaba« 1 rapporte la biographie de 1543 femmes, dont des savantes certifiées, des docteurs de la loi et des femmes de lettres. L’historien As-Sakhawy a recensé plus de 1000 savantes distinguées dans son ouvrage intitulé « Ad- daw’e allamia li ahli al qarn attasi« 2 (Le rayon doré de l’élite du 9ᵉ siècle). Dans son ouvrage, “Al-Moajab fi talkhis akhbar al-Maghrib” l’historien Al-Mourrakouchi mentionne aussi 170 femmes calligraphes seulement à Courdoue. Et bien d’autres qui ont consacré des ouvrages aux femmes ayant brillé dans différents domaines scientifiques tels que l’imam An-Nawawi3, Al Khatîb Al-Baghdâdi4 dans son livre « L’histoire de Baghdad », ou encore Omar Réda Kahala5 dans son « Dictionnaire des femmes savantes célèbres« . Dans son ouvrage de référence « At-Tabaqat Al-Kobra« 6, Ibn Sa’âd consacre une section entière aux femmes savantes.
De grands savants musulmans ont été formés par des femmes savantes, comme l’Imam Ibn Hajr, formé avec cinquante de ses compagnons à l’école d’Aïcha Al-Hanbaliya et celle de Zaineb. L’exégète As-Soyouti, avait comme professeur de Fiqh chafiîte Hajar bint Mohamed. L’historien Ibn ‘Asaker avait été initié auprès de 1200 savants et 80 savantes. De même qu’Al-‘Asqalani, Az-Zamakhchary ou encore Ibn Hazm.
Citons encore, Fatima, fille de Hussein, fils d’Ali, était l’une des femmes les plus savantes et les plus pieuses de son temps, si bien qu’elle était prise par Ibn Ishâq et Ibn Hicham comme référence pour la rédaction de la biographie du Prophète
Depuis la période du Prophète
Selon Abou Sa’id Al Khoudri : une femme vint dire au Prophète
Allah
Les lectures sclérosées de l’islam et les coutumes aberrantes, qui ont marginalisé la femme, portent une grande part de responsabilité dans la décadence du monde musulman.


