L’un des plus grands actes d’adoration pour lequel il a été promis au fidèle d’obtenir le Paradis et de voir ses péchés expiés : le pèlerinage à la maison sacrée d’Allah. Dans son Musnad, Ahmad mentionne un hadith rapporté par Jâbir dans lequel il dit : le Prophète (
Abou Horayra (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte avoir entendu le Prophète (
Le pèlerinage est une nouvelle naissance. C’est une nouvelle vie pour le pèlerin. Le Prophète (
Le pèlerin revient de ses rites comme s’il venait de naitre pour mener une nouvelle vie, pur et purifié de tout péché et d’actes de désobéissance. Il revient avec la promesse du Paradis. Imaginez-vous un pèlerin qui revient avec cet état d’esprit, avec ce sentiment, il marche sur terre comme si c’était un habitant du Paradis. Il est pur comme si c’était un ange qui n’avais commis aucune faute.
D’après Abou Horayra (qu’Allah soit satisfait de lui) le Prophète (
Ibn Battâl a dit : « Dans ce hadith, le combat pour la cause d’Allah a été cité avant le pèlerinage parce que c’était au début de l’Islam alors que ses adeptes étaient encore peu nombreux. Le combat pour la cause d’Allah était une obligation qui s’imposait à chaque musulman. Une fois que l’Islam était largement répandu dans les contrées, le combat ne fut plus qu’une obligation solidaire, si une partie de la communauté s’en charge le reste en est dispensé. Le pèlerinage fut alors plus méritoire. Ne vois-tu pas les propos de Aisha : « Ô messager d’Allah, nous considérons que le combat pour la cause d’Allah est l’œuvre la plus méritoire. Ne devrions-nous pas le faire ? » Ce à quoi il dit : « Non, mais l’œuvre encore plus méritoire que le combat pour la cause d’Allah est un pèlerinage pur de tout péché. »
Dans une autre version elle dit : « Messager d’Allah, ne devrions-nous pas participer aux campagnes militaires et aux combats pour la cause d’Allah avec vous ? » Il dit : « Mais le meilleur combat et le plus beau est le pèlerinage. Un pèlerinage pur de tout péché. » Aisha dit : « Je n’ai jamais délaissé le pèlerinage depuis que j’ai entendu ces propos du Messager d’Allah (
Le Prophète (
Et dans une version : « Le petit pèlerinage (Omra) efface les péchés commis depuis celui qui l’a précédé. Quant au grand pèlerinage (hajj) pur de tout péché, il n’a d’autre récompense que le Paradis. » Rapporté par Boukhari et Mouslim.
Dans Fayd Al-Qadîr, Al-Munâwî a dit : « Le pèlerinage pur de tout péché est une expression qui en arabe s’inscrit dans la lignée de la bonté et dont le sens est un pèlerinage accepté qui n’est mêlé à aucun péché. Un des signes que le pèlerinage est accepté est que le fidèle en revient encore meilleur qu’il était auparavant et ne revient pas à commettre des péchés.
Des savants ont aussi expliqué que cette expression Al-Hajj Al-Mabrûr signifie également qu’il s’agit d’un pèlerinage exempt de toute ostentation et de recherche de réputation, sans obscénité ni péché. Que l’argent ayant servi à le faire soit issu d’une source licite. Et nous avons déjà mentionné dans une version de Ahmad que cela signifiait également : nourrir les gens et les saluer. Ibn Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) disait : « La bonté est une chose facile à faire : avoir un visage radieux et tenir des propos gracieux. »
Accomplir de nombreux pèlerinages grands et petits, des Hajj et des Omra, est une cause permettant de contrer la pauvreté et les péchés. Le Prophète (
Le pèlerin est un fidèle qui se présente à Allah. Et quiconque se présente à lui il l’honore.
Selon Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) le Prophète (
Dans une version, il est dit : « Les fidèles qui accomplissent le grand et le petit pèlerinage sont une délégation qui se présente à Allah. S’ils l’invoquent Il les exauce et s’ils implorent Son pardon Il le leur accorde. » Ibn Mâjah.
Celui qui veut le Paradis et que ses péchés soient expiés et ne pas être pauvre alors qu’il accomplisse le pèlerinage quand il le peut. Il se peut qu’arrive un jour où il ne soit plus capable de le faire : « Que celui qui veut accomplir le pèlerinage s’empresse de le faire car il se peut qu’il tombe malade, qu’il ne dispose plus de sa monture pour s’y rendre ou qu’il ait besoin de faire ce qui l’empêchera de s’y rendre. »
Il est possible qu’un fidèle ait la possibilité de le faire et espère même le faire chaque année si cela était possible en raison de la grande récompense due au pèlerinage. Ceci dit, le pèlerinage n’a lieu qu’une fois par an. Et aussi scrupuleux que soit le fidèle, il ne pourrait accomplir plus de pèlerinage que le nombre de ses années. Comment pourrait-il en accomplir autant que le nombre de ses années de vie ? Ou pour l’exprimer autrement : comment le fidèle pourrait-il obtenir la récompense de 1000 pèlerinages ou 5000 pèlerinages ou plus que cela ?
La réponse est qu’il doit veiller à accomplir les œuvres au sujet desquelles le Prophète (
« Quant à ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres, leur sont réservés des jardins traversés de rivières. Voilà le bonheur suprême. » (Coran 85/11).
La première œuvre dont la récompense est égale à celle d’un pèlerinage est une Omra faite pendant le Ramadan :
« Un petit pèlerinage accompli au mois de Ramadan équivaut, en récompense, à un grand pèlerinage. » Et dans une version : « à un grand pèlerinage en ma compagnie. »
La deuxième : Faire accomplir le pèlerinage à un certain nombre de personne avec ton propre argent chaque année : si tu veux obtenir la récompense du pèlerinage, il t’est possible de chercher des gens auxquels tu permettras d’accomplir le pèlerinage de tes propres sous. Tu obtiendras alors la récompense du pèlerinage tout en étant assis chez toi. Il t’est possible de dédier la récompense de ce pèlerinage à un de tes parents afin que ta récompense s’élève au niveau d’une récompense de bonté et de sacrifice. Une telle récompense peut être utile à un défunt. Abdullah ibn ‘Amr ibn Al-‘Âs (qu’Allah soit satisfait de lui) voulait faire une aumône en faveur de son grand-père qui était mécréant. Il demanda au Prophète (
La troisième : accomplir assidûment la prière du matin : selon Anas ibn Malik (qu’Allah soit satisfait de lui) le Prophète (
La quatrième : Assister aux cours et aux conférences dans les mosquées : selon Abou Umâma, le Prophète (
Ne savez-vous pas que lorsque des gens se réunissent pour évoquer Allah puis se séparent, on leur dit : levez-vous vous êtes pardonnés.
N’avez-vous pas entendu le hadith du Prophète (
A nous d’assister à ces cours dans lesquels sont enseignés la religion. A nous de veiller à accomplir les œuvres dont la récompense vaut celle d’un pèlerinage, d’en accomplir un maximum. Ces œuvres ne nous dispensent pas de faire le pèlerinage de l’Islam qui nous incombe mais accroit notre récompense.
La cinquième œuvre : c’est la dernière que nous citerons : accomplir les prières obligatoires à la mosquée : selon Abou Umâma, le Prophète (
Quiconque veillera à accomplir ses prières obligatoires à la mosquée chaque jour obtiendra la récompense de cinq pèlerinages tous les jours. Et donc, 1800 par an. 18000 en dix ans et ainsi de suite.
Ceux qui restent assis devant leurs écrans et sur le net aux heures de prières, s’ils avaient connaissance d’une telle récompense, pensez-vous qu’ils négligeraient d’accomplir la prière à la mosquée après ce jour ?
Lorsque le musulman sort de chez lui pour se rendre à la mosquée pour accomplir la prière, les bonnes actions n’ont de cesse de se déverser sur lui. Il a une bonne action pour chaque pas. Les anges n’ont de cesse d’implorer le pardon pour lui jusqu’à ce qu’il soit de retour. La récompense de la prière lui est inscrite depuis qu’il est sorti de chez lui. Sa récompense est multipliée par 27. Il obtient en plus de cela la récompense d’un pèlerinage complet. Vous rendez-vous compte des grâces d’Allah à notre égard et comment nous rechignons à l’obtenir ?


