Le Messager d’Allah (
Le Prophète Mohammed (
Il est possible de se faire une idée claire de l’importance de ce devoir en considérant ses principaux effets positifs, aussi bien pour la personne éprouvée et souffrante que pour celui qui la visite : en sus d’être un excellent facteur de réconfort et d’apaisement pour le malade, il constitue aussi une expression très forte de fraternité et un vibrant témoignage de sympathie de la part de celui qui vient le rencontrer; bien évidemment, une telle attitude ne peut que renforcer le lien d’affection et d’attachement entre les personnes concernées. Ce genre de rencontre est aussi un moyen permettant au musulman qui se rend au chevet du malade de se rappeler et de prendre conscience de la valeur inestimable d’un bienfait divin dont il a la chance, lui, de jouir : la santé !
Il est à noter que les Oulémas ont rappelé quelques points importants à respecter lors de la visite au malade :
– La visite au malade doit être motivée par la volonté de se soumettre au Créateur, celle de la recherche de l’agrément d’Allah et de Sa récompense : telle est la condition pour que cet acte puisse rapporter les énormes mérites qui ont été promis dans les Hadiths authentiques. Le Prophète Mohammed (
Dans un Hadith, il est dit en ce sens que : « Tout musulman qui visite un autre musulman (malade) le matin a soixante dix mille anges qui prient en sa faveur jusqu’au soir. Et s’il le visite le soir, soixante dix mille anges prient en sa faveur jusqu’au matin. Et il aura (en sus de cela) un jardin au Paradis. » (Tirmidhi – Authentifié par Albani dans « Sahih oul Djami' »)
Il est évident qu’une visite qui ne serait motivée que par un intérêt matériel ne pourrait apporter cette récompense et ce mérite.
– L’un des buts de la visite étant de réconforter et de soutenir celui qui est souffrant, celui qui vient auprès de lui ne doit pas adopter une attitude qui pourrait le nuire ou lui occasionner une gêne quelconque.
Ainsi, certains Oulémas – comme Sayyid Sabiq dans son « Fiqh As-Sounna » et Moufti Taqi Outhmâni dans ses « Islâhi Khoutoubât »- soulignent que la visite doit être relativement brève: En effet, la présence prolongée de quelqu’un à ses côtés peut incommoder plus ou moins fortement le malade, suivant son état. Par ailleurs, ce dernier préfère souvent que ce soit ceux qui sont les plus proches de lui (enfants, parents…) qui restent à ses côtés. Néanmoins, si le malade exprime lui-même le désir que la personne qui vient le voir reste plus longtemps, dans ce cas, il n’y a aucun problème.
La visite doit se faire à une heure appropriée.
Au cours de la visite, il ne faut pas aborder des sujets qui pourraient indisposer le malade; il faut par exemple éviter, à tout prix, les questions, les remarques ou les allusions qui pourraient raviver chez lui certaines peines ou souffrances.
Au contraire, il faut, dans la mesure du possible, adopter une attitude réconfortante à l’égard du malade (comme par exemple masser son visage ou l’endroit du corps qui le fait souffrir), mais aussi lui tenir des propos encourageants sur son état, comme le rappelle Ibn Hadjar dans son « Fath Al Bari« .
Il convient également de lui faire prendre conscience que, In Chaa Allah, cette épreuve qu’il traverse sera pour lui un moyen de le purifier de ses péchés, mais aussi de se rapprocher d’Allah… Le Prophète Mohammed (
Il est également convenable, dans la mesure du possible, de proposer son aide au malade et lui demander s’il désire quelque chose.
– Lorsqu’un musulman va rendre visite à son frère malade, il doit prier et faire le Douaa en sa faveur. Plusieurs invocations différentes ont été rapportées du Prophète Mohammed (
» Allâhoumma rab An-Nas adh-hib al baas wa Achfi anta ach-chafi la chifaa illa chifaouka chifaane la youghadirou saqamane. «
» Ô Allah, Maître de gens ! Eloigne la souffrance et guéris-le, Tu es le Guérisseur – point de guérison si ce n’est la Tienne – (accorde-lui) une guérison (définitive) ne laissant derrière elle aucun mal. «
Dans une autre Tradition, il est rapporté que le Prophète Mouhammad (
« Celui qui rend visite à un malade dont le terme n’est pas encore venu et qui dit auprès de lui sept fois de suite :
« As-Alou Allah al Adhim Rab al Arch al Adhim ane yachfiyaka ! «
« Je prie Dieu Le Très Grand, Le Maître du Très grand Trône, de te guérir ! «
Allah le guérira de cette maladie. » (Abou Dawoud et Tirmidhi, qui le qualifie de « Hassane”)


