L’intention précède l’acte : le musulman reconnaît son importance et sa suprématie sur tout acte Spirituel et temporel. C’est le dessein qu’il projette qui accorde à tout acte sa qualité : il existe des actes importants, banals, justes ou mauvais.
La croyance en la nécessité d’avoir un but pour chaque acte et de veiller à ce qu’il soit bon, est signalée par Allah Qui dit (sens du verset) : « On leur avait seulement ordonné d’adorer Dieu comme de vrais croyant qui Lui rendent un culte pur. » (Coran 98 / 5)
» Dis : J’ai reçu l’ordre d’adorer Dieu en Lui rendant un culte pur. » (Coran 39 / 11)
Elle est signalée aussi par le Prophète,
» Tous les actes ne sont estimés que selon l’intention qui les inspire. »
» Chacun n’a de son œuvre que la valeur de son intention. »
» Dieu n’a pas d’égard pour vos physionomies ni pour vos richesses. Il regarde uniquement vos cœurs et vos œuvres. « (Boukhari et Muslim)
Sonder les cœurs, c’est y lire l’intention, car c’est elle qui suggère l’acte et ordonne son accomplissement.
Le Prophète,
Donc, la simple intention d’accomplir une bonne action est rétribuée en égard à la bonne intention formulée.
Le Prophète,
Ainsi, l’homme bien intentionné se voit accorder, rien que pour sa bonne intention, la même récompense que celui qui a accompli une bonne action. L’intention seule mérite récompense.
Le Prophète,
Donc, seulement la bonne intention avait fait d’un non-combattant, un combattant partageant avec son frère au combat la même récompense.
II a,
Donc, la seule mauvaise intention a rendu égaux l’assassin qui a mérité l’enfer par son acte et l’assassiné qui aurait pu être au Paradis, s’il n’avait pas eu la mauvaise intention de tuer !
Le Prophète,
Donc, la mauvaise intention a fait d’un acte permis par la loi, un acte illicite. Tout cela affirme, aux yeux du musulman, l’importance de l’intention, l’amène à fonder toutes ses actions sur une bonne finalité et à ne rien entreprendre sans un but déterminé ou dans un but malveillant, car l’intention est le principe vital de toute action. Celle-ci est bonne quand son mobile est bon et mauvaise quand il est mauvais. Un acte privé d’intention, son auteur est hypocrite, tartufe et odieux.
Le musulman, tout en étant sûr que l’intention est la base et la condition de toute œuvre, est convaincu qu’elle n’est pas une simple formule à réciter telle que: « j’exprime l’intention de réaliser tel acte’’ ni une simple idée passagère, mais bien l’élan émanant du cœur pour accomplir une action juste et profitable, ou tout au moins, pour écarter un mal imminent ou à long terme. C’est la ferme résolution de faire une œuvre pie, un acte de soumission à Dieu.
Le musulman, tout en étant convaincu, qu’un acte, d’habitude toléré, mais inspiré par une bonne intention, devient une dévotion, digne de récompense de la part de Dieu et qu’une bonne action privée d’une bonne intention devient un péché susceptible de châtiment, est convaincu d’autre part que tout péché accompli dans une bonne intention n’est jamais absous.
Par exemples:
Celui qui construit une mosquée avec de l’argent mal acquis n’a point de mérite.
De même que celui qui participe à des cérémonies dansantes et indécentes ou achète des billets de loterie pour encourager des œuvres de bienfaisance ou procurer des fonds pour le Djihad ou autre, commet une violation et mérite un châtiment.
De même que celui qui édifie des coupoles sur les tombes des saints, leur immole des bêtes ou leur fait des engagements personnels pour leur signifier son amour, commet une désobéissance à Dieu et mérite Son châtiment, malgré sa prétendue bonne intention. Seul l’acte toléré par sa nature peut bénéficier de la bonne intention et devenir un acte de dévotion. Mais l’acte interdit ne peut jamais être travesti en acte louable par la seule bonne intention de l’accomplir.


